Mekbrun

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Régressions

Pour Nicolas Sarkosy, président de ­toutes les régressions sociales, une politique est engagée, une politique de blocage de fait des salaires et pensions, de démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, Poste, …), de démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, des retraites à répartition et de la Sécurité sociale. Voilà le chantier que s'est imposé Sarkosy et ses amis politiques. Sarkosy semble aujourd'hui libre de pouvoir orchestrer la casse sans que la mobilisation salariale soit suffisamment efficace pour l'en empêcher. Il s'en gausse, d'ailleurs, devant un parterre de cadres de l'UMP, hilares des bons mots de son caudillot. Aprés avoir honnis les grêves qui "paralysent" un pays tout entier et qui "prennent en otages" les bons citoyens, ceux de la France qui se lêve tôt sans doute, il prétend aujourd'hui que plus personne ne s'aperçoit de leur existence, preuve de l'inconstance de l'individu. Morgue et arrogance d'un président outrecuidant pour des milliers de salariés qui ici où là n'ont plus guère que le choix de la grêve pour défendre leur emploi, trop souvent bradés par des sociétés otages de fonds de pensions et autres actionnaires cupides.

Il faut dire qu'entre trahisons et revirements syndicaux et inconséquence d'une opposition trop occupée à régler des guerres intestines, c'est un boulevard qui s'ouvre à la politique socialement dévastatrice de cette droite toujours plus dure. Le parti socialiste vient de voter mollement contre le projet de loi sur la réforme du temps de travail ,trop occupé à se choisir un chef à l'assemblée, sans réellement tenter de bloquer ce texte. Pourtant des hommes et des femmes nombreux et résolus (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, travailleurs indépendants ) luttent chaque jour pour défendre leur emplois, leurs acquis, et une certaine idée de la société dans laquelle ils(elles) veulent vivre. Il suffit pour s'en apercevoir d'ouvrir les yeux et d'etre un minimum à l'écoute de la rue, ce que ne semble par faire N. Sarkosy.

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Commentaires

1. Le dimanche 13 juillet 2008 à 21:51, par Hub

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Tout à fait d'accord... J'espère que l'automne montrera que la mobilisation peut de nouveau avoir lieu. Ceci dit, je suis un peu pessimiste : à mon avis, les salariés qui faisaient traditionnellement le plus grève sont ceux qui sont le plus acculés par l'augmentation du coup de la vie et la stagnation des salaires. Du coup, faire la grève devient un luxe que les moins bien payés ne peuvent plus s'offrir...

2. Le dimanche 13 juillet 2008 à 23:44, par nono

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Salut, je suis d'accord avec toi. Ce gouvernement fait comme bon lui semble sans se préoccuper de ce que les français d'en bas subissent. Sa politique est très simple : se faire un max de fric, faire des cadeaux à TF1 M6, les assureurs les banques etc... qui sont généreux en retour. Mettre à sac les services publics au profit des sociétés privées. Si on n'arrête pas ces gens là on pourra dire très bientôt au revoir la Sécu, adieu les Assedics, l'hôpital, la Poste etc.... Et la dernière c'est qu'il veulent ficher les gens pour leur orientations sexuelles et leurs maladies : aller sur mon blog pour signer la pétition contre "Edvige"(c'est le nom de ce ligiciel de la police)nonodecodo.blogspot.com/
nono

3. Le mercredi 16 juillet 2008 à 17:22, par joseph

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avec Carla dans les bras, aurais tu aussi envie de regarder ce qui se passe dans la rue ? ce n' est qu'un homme après tout ; quand elle le quittera parce qu'elle a réellement encore foi dans la gauche dont elle se prétend, combien pénible sera la chute, mais chut, l'histoire a montré qu'un homme blessé peut avoir la dent dure!

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